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Donc, il semble que vous êtes de moins en moins nombreuses ? C’est ce qu’il paraît : il y a 20 ans, du temps de mes aïeux, il y avait une sacrée compétition au printemps, il fallait se faire entendre (et voir) pour réussir à séduire madame. Là, je peux vous dire qu’on méritait notre nom : ça pétaradait dans la plaine, et il fallait même souvent sauter en battant des ailes pour se faire voir. On était des dizaines autour de Sainte-Blandine, et à l’automne, des centaines à se regrouper ; ça avait de l’allure, ça, c’était du rassemblement !
Justement, pourquoi se rassembler à l’automne ? Bonne question. Je sais qu’on fait ça depuis toujours, il y a quelques espèces comme ça, les Courlis de terre par exemple. C’est utile pour les jeunes, pensez, il faut leur montrer la route de l’Espagne. D’ailleurs, on se sent plus fort en nombre, les hommes font pareil dans leurs villes, non ? et puis il n’y a pas tant de bons coins, calmes ou à peu près calmes, avec de quoi manger et une bonne vue sur les intrus. Et surtout, il faut qu’on fasse des réserves, parce que je ne sais pas si vous imaginez ça, mais presque 1000 km, ça nécessite beaucoup de carburant, et nous, on fait le plein au départ, ici, à coup de feuilles de colza, surtout.




Pourquoi reste-t-il des Outardes ici, dans la plaine de Niort Sud-Est alors qu’elles ont disparu de maints endroits ? Il ne faut pas le répéter, mais nous sommes des oiseaux un peu compliqués, presque caractériels : d’abord, on est très farouches et susceptibles. Ensuite, nous avons besoin de conditions précises pour vivre et élever notre marmaille : des terres presque nues au printemps, pour que nous, les garçons, nous fassions les beaux en étant bien vus (vous avez vu mon plastron blanc et noir, ça c’est de l’esthétique, non ?), et juste à côté, des prairies, des luzernes ou des jachères où ces dames se font désirer, bien cachées. Plus tard, il faudra des prairies, pour que le nid soit établi, les œufs pondus, et les jeunes élevés. Et enfin, il existe des sites presque ancestraux (comme à Sainte-Blandine justement) où nous nous rassemblons pour le grand voyage automnal. Pour tout vous dire,
ce qui nous plaît, dans la plaine, c’est là où il y a à la fois des cultures pour les grands espaces que nous adorons et de l’élevage pour les prairies où nous trouvons notre pitance, les gros insectes qui sont surtout nécessaires à nos jeunes pour grandir et se développer (les criquets, les grillons, quel régal). suite de l'article ../..
Outarde canepetière mâle 

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